• Victor Bellot

Les exigences de la photographie professionnelle

Il n'existe pas de photographie culinaire simple, chaque cliché nécessite technique et précision tout au long du processus de création. Du projet initial jusqu’à la réalisation et à la transmission au client, le contrôle doit être total et continu et ne rien laisser au hasard. Mise en scène, cadrage, éclairage et postproduction doivent être parfaitement maîtrisés.


L’œil tend à filtrer les imperfections inutiles alors que l'appareil photo capte tout.

La photographie culinaire est amenée à présenter le travail d'un chef, d’un producteur ou d’une entreprise sur différents types de supports : site internet, presse, affichage. Ce changement d’échelle et de matérialité a pour conséquence de mettre en avant les possibles imperfections d'une photographie. Ce qui était invisible sur le moment peut sauter aux yeux après ces modifications.


Deux types de défauts peuvent apparaître, ils concernent la densité et la colorimétrie. Afin d’illustrer ce propos et de comprendre l'enjeu du travail de photographe culinaire, nous prendrons une photo créée autour de l'idée de pureté et de simplicité.


L’œuf au plat


Les imperfections de densité :


Le changement d’échelle fait apparaître des défauts de densité. En agrandissant la photo, on distingue des poussières, des taches et des marques et à l’inverse, en réduisant, on découvre des zones sombres ou claires dans les aplats de couleur. Une photographie qui semblait réussie peut devenir décevante une fois affichée sur un abribus ou en miniature dans un magazine.

Pour éviter ces déconvenues, il faut utiliser des procédés exploratoires comme le ferait un radiologue utilisant les rayons X pour observer une fracture. Ce sont des algorithmes informatiques spécifiques et personnels que le photographe culinaire doit développer afin de repérer ces imperfections.


Si de prime abord on ne distingue pas les défauts, ce serait une erreur de croire qu’il ne faut pas les rechercher pour les corriger. Un algorithme spécifique permet de mettre en évidence les poussières, les taches ainsi que les zones d'ombres (voir photo ci-contre).


Malgré toutes les précautions prises lors de la prise de vue, on dénombre une quarantaine de défauts importants à corriger sur l’assiette et la nappe (l’œuf ayant été traité préalablement).



Les imperfections de colorimétrie :


En changeant d’écran ou de support, numérique ou tirage papier, les couleurs, les teintes et les saturations varient. Ce phénomène optique est inévitable et un écart initial acceptable peut devenir inacceptable une fois amplifié par le changement d’écran ou de support.


Pour limiter ce type d’erreurs, j’utilise un matériel certifié et calibré régulièrement qui apporte à mon travail un niveau de précision extrême. En complément, afin de compléter la vision, les algorithmes spécifiques que j’ai développés me permettent de mettre en évidence d’éventuels défauts. En effet, il est possible d’analyser chaque pixel de l'image qui représente une somme d’intensités de rouge, de vert et de bleu, les trois couleurs fondamentales. Les blancs et les gris purs auront des valeurs égales pour chacune de ces couleurs et mathématiquement cela se traduit par : R = V = B.


En photographie culinaire, il est important que les blancs soient équilibrés. Une variation non voulue va compliquer inutilement la lecture de la photographie et poser des problèmes plus tard si ces écarts sont amplifiés.

Sur les photographies ci-dessous, on peut comparer avant correction et après correction. La très légère teinte de l'assiette change la scène et cette différence de colorimétrie devient évidente sur les images noires ; on distingue clairement la différence entre le contenant et le fond.



Une photo ne tolère aucune approximation, ce serait une erreur de croire qu'elle pourrait se passer de la postproduction.


Pour mettre en valeur les créations des chefs, en plus de son ‘coup d’œil’, le photographe culinaire met en œuvre des savoirs et des techniques très précises ; pas plus qu’en cuisine, approximation et facilité n’ont leur place. En tant que photographe culinaire professionnel, je vous garantis un résultat à la hauteur de vos exigences professionnelles.


Salutations gourmandes,


Victor

Photographe culinaire - contact@victorbellot.com - 32 Rue du dragon 75006 Paris

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